AUTONOMIE DE SEBORGA VS. INDÉPENDANCE DE SEBORGA

Étymologiquement, le terme autonomie pourrait impliquer un processus d’indépendance qui, dans le cas spécifique des événements de Seborga, renverrait inévitablement au projet d’indépendance lancé par Monsieur Giorgio Carbone  et soutenu encore aujourd’hui par ses successeurs. Le sens que nous donnons au mot autonomie est différent de celui que nous venons de décrire, il doit en effet être compris comme la possibilité d’édicter des lois en autonomie par rapport à l’État italien et seulement dans certains domaines spécifiques reconnus par la République italienne elle-même, tels que les domaines économique et fiscal. Ce concept, en principe, pourrait être assimilé à l’autonomie que la République italienne a reconnue aux régions à statut spécial. Il va sans dire que le territoire de Seborga reste dans la République italienne et soumis à la Constitution et aux lois italiennes.

En ce qui concerne la citoyenneté dans la Principauté, nous nous référons aux articles 17 et 18 de la Constitution :

Art. 17. Les Sabourgeois sont égaux devant la loi. Il n’y a pas de privilèges entre eux. Ils sont moines ou laïcs.

Art. 18. La loi règle les conditions d’acquisition de la citoyenneté. La loi règle les conditions dans lesquelles la citoyenneté acquise par naturalisation peut être révoquée.
La perte de la nationalité sabourgeoise dans tous les autres cas ne peut être prévue par la loi.

L’Ordonnance Souveraine n° 6 de 2019 prévoit que tous ceux qui sont nés à Seborga, y compris les territoires concernés (de l’Aumônerie de Saint Michel à l’extension de la Grange) et qui ont vécu dans les territoires de la Principauté du Sabourg jusqu’à l’âge de 21 ans peuvent être naturalisés Sabourgeois. Tous ceux qui peuvent prouver qu’ils descendent depuis au moins deux générations de parents Sabourgeois en s’adressant au Secrétariat d’État peuvent obtenir la citoyenneté de la Principauté.

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De 1730 à 1945
De 1946 à nos jours

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